Vue satellite
Calculer la surface d'une toiture depuis une vue satellite
Une vue satellite est une photographie prise à la verticale. Elle montre parfaitement le contour du bâtiment — donc son emprise au sol — mais elle ne dit rien de l'inclinaison. Or un toit incliné développe plus de surface que son emprise. Tracer son toit sur une image satellite est un excellent point de départ : à condition de corriger ensuite par la pente.
- Toutes les méthodes réunies
- Mesure 3D au centimètre
- 100 % gratuit, sans inscription
Mesurez votre toit sur la vue satellite, ici même
Cherchez votre adresse, passez en vue satellite, puis cliquez les coins de votre toiture : l'emprise s'affiche au fur et à mesure.
Un tracé sur photo donne l'emprise ; la surface de couverture, elle, suit le rampant — plus grande dès que le toit est incliné, et c'est elle qui compte. Notre simulateur 3D va plus loin : il mesure chaque versant dans les trois dimensions à partir des données aériennes 3D, pente comprise.
Mesurer mon toit grâce à notre simulateur 3D
Ce qu'un satellite mesure vraiment
Toute image satellite ou aérienne utilisée sur une carte est une orthophotographie : une photo redressée pour que chaque pixel corresponde à une position au sol, vue strictement du dessus. C'est indispensable pour naviguer, et c'est parfait pour mesurer une emprise. Mais c'est aussi sa limite : vue du dessus, une toiture inclinée est aplatie.
surface tracée sur satellite = emprise au sol = surface projetée
La surface réelle de couverture, elle, suit les rampants. Elle vaut l'emprise divisée par le cosinus de la pente : à 35°, c'est 22 % de plus ; à 45°, 41 % de plus. Tracer son toit sur satellite donne donc toujours un chiffre plus petit que la réalité — jamais l'inverse.
Quelle image satellite, pour quelle précision ?
Toutes les vues du dessus ne se valent pas. Ce qui change tout, c'est la résolution (la taille d'un pixel au sol) et la présence ou non d'une altitude.
| Source | Ce qu'elle donne | Résolution | La pente ? |
|---|---|---|---|
| Orthophoto IGN (la nôtre) | Contour du bâti, débords de toiture | 20 cm | Non — à corriger |
| Imagerie Google / Bing | Contour visible, dates de prise de vue variables | 15 à 50 cm selon la zone | Non — à corriger |
| Plan cadastral | Limites de parcelle et emprise du bâti | Vecteur, mais à jour inégalement | Non |
| Photo oblique (Street View, drone) | Lecture visuelle de la forme, en biais | Variable | À l'œil, sans mesure |
| données 3D de l'IGN | Nuage de points en 3 dimensions du toit | ≥ 10 points / m², précision verticale 10 cm | Oui, mesurée versant par versant |
Retenez la ligne surlignée : c'est la seule source de la liste qui contient l'altitude de chaque point. C'est précisément ce qui permet de calculer la pente d'un versant, et donc la surface réelle — là où toutes les autres sources s'arrêtent à l'emprise.
La méthode, en 4 étapes
- Trouver le bâtiment. Tapez l'adresse dans la carte ci-dessus : elle s'appuie sur la Base Adresse Nationale, qui couvre l'ensemble du territoire.
- Vérifier que le fond est bien une vue du dessus. L'orthophoto IGN est prise à la verticale : les murs ne dépassent pas. Une vue « 3D » ou oblique fausse immédiatement la mesure.
- Tracer le contour du toit en cliquant chaque angle, en suivant les arêtes du toit (faîtages, rives, égouts) et non les murs si le débord est visible.
- Corriger par la pente. Le tracé vous donne l'emprise ; entrez la pente du versant pour obtenir la surface de couverture. C'est cette dernière qui se chiffre en devis — jamais l'emprise.
Exemple : 96 m² de contour à 35°
Un pavillon dont le contour tracé sur la vue satellite mesure 96 m² (12 m × 8 m), avec une pente de 35° :
- Emprise tracée : 96 m² — c'est ce que le satellite vous donne.
- Coefficient de pente à 35° : 1 ÷ cos(35°) = 1,221.
- Surface de couverture : 96 × 1,221 = 117,2 m².
- Marge de coupe pour la commande (10 %) : environ 129 m² de tuiles.
Le satellite vous a donné 96 m², la réalité de votre toit en fait 117. Sur un devis à 45 €/m², l'écart représente près de 950 € : c'est exactement la somme qui ressort plus tard en travaux supplémentaires, ou qui fait refuser une offre pourtant juste.
Les 5 pièges du calcul satellite
1. Ignorer la pente
C'est l'erreur n° 1, et la plus chère : la vue du dessus écrase le rampant de 15 à 41 % selon l'inclinaison.
2. Se tromper d'arête
Avec un débord de toit, le bord visible sur la photo n'est pas le mur. On trace le toit, pas la maison — un débord de 50 cm sur chaque face, c'est facilement 6 m² d'écart.
3. Images masquées ou datées
Arbres, ombres portées, panneaux solaires, extensions récentes : l'image ne montre pas toujours le toit d'aujourd'hui. Vérifiez la date de prise de vue quand elle est indiquée.
4. Un seul contour pour un toit complexe
Sur une croupe, un L ou un décrochement, tracer le tour complet englobe des surfaces qui ne sont pas des versants (noues, terrasses). Il faut décomposer, pan par pan.
5. Croire à la précision au cm
À 20 cm de résolution, un pixel couvre déjà 0,04 m² : une photo situe, elle ne mesure pas. C'est exactement pourquoi nous la complétons par notre reconstruction 3D, qui donne la surface au centimètre.
Et les toits mansardés ?
Deux pentes différentes à mesurer, dont la plus raide est vue en forte compression sur la photo : le coefficient unique ne suffit plus.
Pourquoi la mesure 3D va plus loin qu'une photo
Le satellite fournit une image ; notre simulateur fournit une géométrie. La donnée 3D que nous exploitons couvre l'ensemble du territoire, avec au moins 10 points par mètre carré et une altitude par point — d'où une précision verticale de l'ordre de 10 cm.
Résultat : là où la photo ne peut montrer qu'un contour, le nuage de points décrit le plan de chaque versant. Le simulateur complet reconstruit votre toit en 3D à partir de ces données et affiche, versant par versant, la surface, la pente et l'orientation — sans correction à appliquer, sans coefficient à estimer. Le détail du programme est dans notre guide du données 3D de l'IGN.
Questions fréquentes sur la mesure par satellite
Peut-on vraiment calculer la surface d'un toit avec une vue satellite ?
On peut mesurer précisément son emprise au sol en traçant le contour sur l'image. Pour obtenir la surface de couverture, il faut multiplier cette emprise par le coefficient de pente : 1 ÷ cos(pente). À 35°, cela ajoute 22 % ; à 45°, 41 %. Un tracé satellite donne donc toujours un chiffre plus petit que la réalité tant que la pente n'est pas corrigée.
Quelle est la différence entre satellite, aérien et orthophoto ?
Sur une carte, ces images sont toutes des orthophotographies : des prises de vue verticales redressées pour que chaque pixel corresponde à une position au sol. Satellite ou avion, peu importe : ce qui compte est la résolution (l'IGN diffuse de l'orthophoto à 20 cm) et le fait que l'image soit bien prise à la verticale, sans déformation.
Pourquoi le résultat satellite est-il inférieur à la surface réelle ?
Parce qu'une photo verticale écrase le relief. Le rampant d'un toit à 45° est 41 % plus long que sa projection au sol : la surface de couverture est donc 41 % plus grande que ce que montre le contour tracé. L'erreur va toujours dans le même sens, celui qui sous-estime les travaux.
Quelle précision peut-on espérer sur une image satellite ?
Avec de l'orthophoto à 20 cm, un pixel couvre 0,04 m² : le tracé est bon, mais reste tributaire du clic et de la lisibilité des arêtes. Comptez quelques pour cent d'écart, davantage si le toit est masqué par des arbres ou ombragé. Pour arbitrer un devis, une mesure 3D est nettement plus sûre.
L'image satellite montre-t-elle la pente du toit ?
Non. Une vue du dessus ne contient aucune information de hauteur : deux toits de même contour, l'un presque plat et l'autre à 45°, y sont visuellement indiscernables. C'est pourquoi nos données 3D, qui portent une altitude par point, sont les seules à donner la pente sans intervention sur le toit.
Doit-on demander plusieurs devis pour des travaux de toiture ?
Oui, systématiquement. Pour une prestation identique — même surface, mêmes matériaux — les écarts entre entreprises sont fréquents et importants : carnet de commandes, frais de déplacement, taille de la structure, marge. En comparant, vous repérez immédiatement l'offre trop élevée. Vous pouvez demander plusieurs devis de couverture et les comparer ligne à ligne.
Passez du contour à la vraie surface de votre toit
Le simulateur mesure chaque versant sur le modèle 3D de votre toiture : surface, pente, orientation. Gratuit, sans inscription.
Obtenez vos devis, puis comparez-les
Faire chiffrer sa toiture auprès d'un seul artisan, c'est accepter son prix sans savoir ce que vaut le marché. Sur une même prestation — même surface, mêmes matériaux — les devis reçus varient couramment du simple au double. Demandez-en plusieurs, comparez-les, et vous gardez la main sur le tarif.
- Le même chantier, des prix très différents. À quantité de travail identique, le tarif d'une entreprise débordée, d'un artisan local ou d'une société régionale n'a rien à voir.
- Comparables, seulement si les chiffres de départ sont les mêmes. Donnez votre surface développée et votre pente : les devis portent sur la même quantité de matériaux et se lisent ligne à ligne.
- Gratuit et sans engagement. Vous recevez plusieurs propositions, vous les comparez tranquillement, et vous choisissez.